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mercredi 25 mai 2011

Quand DSK taclait Sarkozy... avec brio !

Quel gâchis ?


Débat DSK-Sarkozy en 2002 sur la durée du travail 

La réponse de Dominique Strauss-Khan, membre du parti socialiste, face au "futur" Président Nicolas Sarkozy, au sujet de son credo "travailler plus pour gagner plus"

mardi 24 mai 2011

SCOOP: Voici les nouveaux panneaux radars : le compromis !

Pour éviter la suspension totale de la suppression des panneaux avertisseurs signalant les radars... on a finalement trouvé un compromis :

"Les radars, c'est pas fait, en tout cas dans mon esprit, pour remplir les caisses de l'Etat, parce que vous avez raison, ce serait scandaleux d'enlever les panneaux qui préviennent". "Bien sûr que les panneaux seront maintenus". "Moi, je suis candidat à la Présidence de la République Française, il y a un devoir de sincérité des responsables politiques ; [...] On ne peut pas dire n'importe quoi parce qu'on est en campagne présidentielle. Moi je veux vous dire la vérité."
Candidat Sarkozy - RTL, 3 mai 2007

vendredi 20 mai 2011

Dr Nico et Mister Kozy: Enlever les indicateurs de radar ? c'est scandaleux... ou pas!

Sarkozy en 2007 : "Scandaleux d'enlever les indicateurs de radar"

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy / AFP / RTL.fr
C'était le 3 mai 2007 sur RTL. Nicolas Sarkozy, alors invité de la radio de la rue Bayard dans le cadre du second tour de la Présidentielle, avait affirmé à un auditeur de Vannes qu'il n'y aurait pas de suppression des panneaux indicateurs de radars automatiques. Pourtant, aujourd'hui, plus de quatre ans plus tard, le gouvernement a bel et bien décidé de supprimer du bord des routes ces panneaux.ECOUTER00:00:0000:00:26Archives RTL | 19/05/2011 - 16h47écouterEn 2007, Nicolas Sarkozy annonçait sur RTL que "Les radars, ce n'est pas fait pour remplir les caisses de l'Etat"Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs expliqué qu'il "ne laisserai pas repartir le nombre de morts sur la route à la hausse. Je ne cèderai pas sur cet objectif" malgré la grogne des députés UMP...

Le 3 mai 2007 sur RTL : "Il n'y aura pas de suppression des panneaux !"


Invité de RTL à la veille du second tour de la Présidentielle, Nicolas Sarkozy avait affirmé à un auditeur de Vannes qu'il n'y aurait pas de suppression des panneaux pour radars automatiques. Réécoutez l'interview (le passage concernant le sujet démarre à 10 minutes).

jeudi 19 mai 2011

Jeffrey Carr: Un PDG seul est une cible de grande valeur pour les Etats et organisations

« LE CHOIX DE DSK DE SE DÉPLACER SEUL A L’ÉTRANGER ÉTAIT POUR LE MOINS PROBLÉMATIQUE » SELON L’EXPERT AMÉRICAIN JEFFREY CARR


Le 8 mars dernier, Jeffrey Carr (*), fondateur de Taïa Global (**) intervenait depuis Seattle dans le cadre de la conférence Stuxnet organisée par NanoJV à l’Atelier BNP-Paribas (voir ici). Il nous donne aujourd’hui son point de vue sur l’affaire DSK sous l’angle sécurité.

NANOJV : vous semble-t-il normal qu’un homme que l’on présente comme l’un des plus puissants du monde (patron du Fonds Monétaire International, favori aux présidentielles françaises de 2012) voyage seul à l’étranger, et s’expose dans une chambre d’hôtel où  n’importe qui,  comme on l’a vu, peut faire irruption ?
JEFFREY CARR : La plupart des patrons que je connais ne voyagent pas seuls à l’étranger sans équipe de sécurité. Le choix de M. Strauss Kahn de se déplacer sans escorte est pour le moins problématique. (« Mr. Strauss-Kahn’s choice to travel without the benefit of a team is problematic, to say the least »).
NANOJV : Concernant les déplacements de patrons ou de hautes personnalités à l’étranger, quelles sont les meilleures pratiques à suivre pour éviter de tomber dans un piège ?
JEFFREY CARR : Je placerai en tête de liste: « Ne rien commettre d’illégal. » (« Don’t do anything illegal would be at the top of my list »).
NANOJV : Aujourd’hui la sécurité des personnalités n’est pas seulement physique, elle est aussi cybernétique. A quels types de dangers une personnalité de haut niveau en déplacement à l’étranger s’expose-t-elle?
JEFFREY CARR : Les PDG sont universellement considérés comme des cibles de grande valeur par les États et certaines organisations spécialisées dans les cyber-opérations.  On a vu des cas de réseaux d’entreprises compromis à la suite de l’infection de l’ordinateur portable du PDG au cours d’un déplacement. (« CEOs are universally considered high value targets by State and Non-State actors who engage in cyber operations of various types »).
NANOJV : Dans l’affaire DSK, certains médias ont laissé entendre qu’il aurait pu être localisé à l’aéroport par la police grâce à l’un de ses téléphones (***) est-ce que cela signifie que techniquement d’autres organisations auraient pu le localiser de la même manière ?
JEFFREY CARR: Les opérateurs coopèrent sur réquisition des autorités pour fournir des services de géolocalisation. Le commun des mortels ne peut réaliser cela,  pour autant il existe des hackers spécialisés dans ce genre de choses. (…«Most people wouldn’t be able to do that however there are hackers who specialize in such things»).
NANOJV : Pensez-vous que l’affaire DSK puisse être un coup monté (****) ?
JEFFREY CARR : Si l’on était en présence d’autre chose que ce que cela paraît être, la question qui se poserait serait : à qui tout cela profite-t-il ? (…«if it was anything other than what it appears to be, the question to ask is who benefits?»)
(*) Jeffrey Carr ,  fondateur et PDG de la société de sécurité Taïa Global Inc,  est aussi l’un des spécialistes en cyber intelligence les plus respectés aux États-Unis.  Son expertise porte notamment sur  les cyber guerres  et les attaques informatiques contre les gouvernements et les infrastructures vitales. Il est consulté régulièrement par les agences gouvernementales américaines et alliées au sujet des cyber stratégies russes et chinoises.  Son livre best seller «Inside Cyber Warfare» a été préfacé par le patron de l’US Strategic Command. 
(**) La société de sécurité Taïa Global est spécialisée dans l’escorte à l’étranger de personnalités du Forbes 2000. Taïa Global propose des services de cyber-protection, d’intelligence opérationnelle, des services d’audit de sécurité et de forensique d’intrusion. « Taia Global, Inc. provides executive cyber protective services, operational intelligence, due diligence investigations and intrusion forensics for Global 2000 companies. »
(***) Selon le journal le Monde citant l’avocat de DSK, « …c’est Dominique Strauss-Kahn lui-même qui avait contribué à sa localisation. Lorsqu’il arrive à l’aéroport, il reçoit un appel de l’hôtel à propos de son téléphone portable (…) et leur dit : ‘Je suis à tel endroit’, et met en place un dispositif pour qu’on lui apporte son téléphone ».
(****) Au vu des premiers éléments du dossier, l’hypothèse d’un complot n’est pas considérée comme une piste sérieuse par les experts, qui  s’en tiennent comme Jeffrey Carr à  « ce que cela paraît être » (la circonlocution renvoie aux termes de l’acte d’accusation). 

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

mercredi 18 mai 2011

C'est Pal qui l'a dit...




« Je n'ai rien dit »

Pál Sárközy 

Sarkozy à DSK : « les USA c’est pas la France, ils te feront aucun cadeau en cas de faux pas »

Sarkozy savait... Prémonition ou machination ?
Le 25 janvier dernier, le Président Sarkozy retrouve les membres du « Premier Cercle » lors d’une réunion privée comme il en organise régulièrement avec ses plus fidèles soutiens. Le Premier Cercle c’est un groupe restreint de conseillers et d’amis du président, qu’il consulte pour parler de tous les sujets qui seront traités dans les semaines et mois suivant.
Selon un membre de ce Cercle que JSSNews a pu contacter, de nombreux participants ont exprimé ce jour-là leur inquiétude quant aux mauvais sondages de l’UMP, à la poussée de Marine Le Pen dans les sondages et surtout de l’éventuelle candidature de Dominique Strauss Kahn.
Nicolas Sarkozy, comme à son habitude, répond qu’il ne gouverne pas les yeux rivés sur les sondages, que Marine Le Pen doit être prise au sérieux et qu’il ne faut pas négliger les attentes des français en termes de sécurité.
Puis il aborde la supposée victoire de DSK comme annoncée par les sondages. Il rappelle qu’avant le second tour il y a un premier tour, que les vainqueurs de début de campagne sont rarement les vainqueurs dans les urnes, puis aurait rajouté cette remarque quasi prémonitoire « S’il (DSK) continue comme cela, il va exploser en plein vol ! » Puis, rappelant sa dernière rencontre avec ce dernier en novembre 2010 : «  je lui ai rappelé  que les USA ce n’est pas la France et qu’il ne lui serait fait aucun cadeau en cas de nouveau faux pas ».

Plusieurs membres du Premier Cercle lui auraient demandé de préciser sa pensée, il n’a pas désiré s’étendre sur le sujet.
Après son départ, les discussions autour du buffet tournaient toutes autour de l’attitude de DSK avec les femmes, sur son
arrogance,  sa certitude qu’aucune ne pouvait lui résister ainsi que d’autres allusions que nous ne pouvons rapporter ici car susceptibles de relever de la diffamation.

Ajoutons à cela l’ironie qui est que certains des membres du Premier Cercle auraient poursuivi la discussion en parlant des maitresses et aventures présumées de certain ministres ou ex ministres et du fait que Sarkozy lui-même ne serait pas un enfant de chœur dans ce domaine.
Remy Marceau – JSSNews 

Et dans le rôle de Sarkozy...

"La Conquête", Quand Nicolas Sarkozy fait son cinéma 
Denis Podalydès entre au panthéon du cinéma français pour être le premier à interpréter un (futur) chef d'Etat en exercice : Nicolas Sarkozy, dans La Conquête. A rôle singulier, entretien particulier.


Il doit filer à 15 h 45. Impérativement. Une répétition à la Comédie-Française l'attend. Puis ce sera un aller-retour sur scène à Amiens, les ultimes réglages du (formidable) Cas Jekyll, qu'il reprend au Théâtre national de Chaillot, les derniers ajouts au scénario qu'il coécrit avec son frère, Bruno, et qu'il tournera à l'été, avant la reprise de L'Avare, à la rentrée, etc., etc., etc. Denis Podalydès n'arrête jamais. Un jour ici, un soir là. Et, pour le moment, dans la peau de l'acteur qui a joué Nicolas Sarkozy dans La Conquête, l'histoire de la campagne, entre 2002 et 2007, du futur président de la République. Un rôle évidemment singulier pour une interview dans laquelle le comédien s'interroge encore sur le personnage Sarkozy.


Du point de vue de l'acteur, en quoi ce rôle était-il particulier?

Plus que le personnage, c'est le scénario qui m'a donné envie. J'ai fait ce film avec un enthousiasme et une gaieté que je n'aurais pas soupçonnés. La vie politique est un formidable réservoir de fictions qui empruntent au western, au polar et à la comédie dramatique. Pour un comédien, un personnage comme Sarkozy est gratifiant à jouer parce qu'il peut être radical, parfois violent et même cruel
Comment avez-vous construit votre interprétation?
J'ai d'abord fait un travail d'enquête sur documents. J'ai vu beaucoup d'images, des spots institutionnels de l'UMP aux films de militants de base. On y voit là un Sarkozy hors représentation, fatigué, solitaire, obéissant. Pour un acteur, c'est formidable, car on entre dans les ombres du personnage. Il y a des moments où je voulais être dans l'exacte ressemblance ; les discours, par exemple, je les ai faits à la respiration près. Et d'autres, notamment les scènes intimes, où j'étais dans l'invention. Dans la vie, j'adore imiter. Je cherche, je travaille, j'essaie. 
Peut-on mettre de côté ses convictions de citoyen lorsqu'on joue Nicolas Sarkozy?
Comme acteur, je tuerais père et mère pour un personnage. Je suis prêt à trahir n'importe quel idéal. Mon travail, c'est de défendre le personnage et de le restituer dans toutes ses contradictions. Je dois le rendre non pas sympathique ou antipathique mais vivant. Le citoyen que je suis n'est jamais affecté par ce que je joue. La cruauté de Sarkozy dans certaines scènes m'amusait follement. Comme un plaisir de jeu enfantin. Que je sois à charge ou à décharge, je m'en fiche. Le jeu d'acteur est, en ce sens, très immoral. Ce type de personnage me permet de fracasser l'enveloppe parfois sage dans laquelle je suis trop souvent enfermé. 
Vous avez écrit à Nicolas Sarkozy. Pourquoi?
Je lui ai écrit pour le rencontrer. Après le film. Il n'était pas question de le faire avant. Je l'ai vu il y a deux mois environ. J'étais curieux de l'homme. J'ai l'intuition que pendant toute la période de la campagne, entre 2002 et 2007, il collait à lui-même. Sans être conscient de son image. Sarkozy se construisait alors comme candidat, et seulement ça. Un acteur aurait mis une distance vis-à-vis de la situation pour la contrôler. Un acteur se maîtrise et s'abandonne en même temps. Sarkozy, lui, se lâchait totalement, sans être, pour autant, dans la représentation comme le fut Mitterrand. Villepin est beaucoup plus acteur. En revanche, le Sarkozy d'aujourd'hui, s'il est de nouveau candidat, sera davantage acteur. 
Ensemble, vous avez parlé théâtre, cinéma...
Cinéma. Il aime beaucoup Dreyer et Hitchcock. Moi aussi, d'ailleurs. Mais depuis plus longtemps, je crois. Cela dit, il en parle très brillamment. Une chose le fascine : le talent. Il distingue les gens en fonction de leur talent, pas de leurs opinions politiques. Ce qui, chez lui, j'imagine, désigne l'élu. C'est une vision de l'humanité très cruelle. Une vision binaire, violente. Sans appel. Pour lui, le monde ne se partage pas entre gauche et droite mais entre "du talent" et "pas de talent". Et, en même temps, c'est un homme obsédé par la trace qu'il va laisser. Il ne correspond plus du tout au personnage de La Conquête qui, lui, est totalement dans le présent. 
Vous-même, depuis quelques années, vous êtes en pleine conquête. On vous voit partout : cinéma, théâtre, télévision...
Si j'ai conquis quelque chose, ce n'est pas le pouvoir. La Comédie-Française m'a offert des rôles qui ont eu un succès public et, aujourd'hui, je suis plus à l'aise sur un plateau. J'ai longtemps été un comédien entravé par des angoisses et peu à peu mon plaisir de jeu s'est accru. Il y a une certaine part de chance aussi. Mais pas uniquement. Il y a également du travail. Je vais atteindre 50 ans et je vois arriver des personnages pour lesquels je devrai remettre l'ouvrage sur le métier. 
Un comédien a-t-il forcément besoin de reconnaissance?
Oui. Chez un acteur, il y a le cabot, le chien qui bondit sur une table et dit "regardez comme j'existe et aimez-moi", et puis le type plus laborieux, moins exposé, qui travaille. C'est Jekyll et Hyde. Enfant, j'étais à la fois timide et dans la représentation excessive. Mais je préférais la sobriété, mon côté versaillais sans doute. J'adorais Trintignant. Un acteur de la réserve. Mais aussi Depardieu et Dewaere. Qui ont inventé une autre façon d'être naturel. Ils ont balayé tout le monde. Comme Delon et Belmondo en leur temps, qui ont dégommé tous les jeunes premiers venus du théâtre notamment. 
Et aujourd'hui?
› Il y a Romain Duris, acteur très brillant. Egalement Jean Dujardin, qui possède un humour d'acteur prodigieux. Ce qui lui a donné une grande force dramatique. 
Revenons au film. Vous dites que la vie politique se "fictionnalise". N'est-ce pas dangereux?
Si, bien sûr. L'homme ou la femme politique est là pour gouverner et pour prendre des décisions. D'ailleurs, la force satirique de La Conquête, c'est de pointer l'inféodation de la politique au monde médiatique. Ce qui est catastrophique. Sarkozy a lui-même conscience de ce Barnum. Mais le film n'est pas à charge. Ni à décharge, j'espère. Je ne souhaiterais pas qu'il soit apologétique. 
Avec le recul, était-ce vraiment une expérience singulière?
Oui, mais au même titre que de jouer Jean-Paul Sartre. Singulière, par le plaisir que j'y ai pris. Sans doute aussi parce que je n'avais pas conscience, au moment du tournage, de l'énorme écart entre ce que j'ai fait et la façon dont le film est attendu et va être reçu. 
Vous dites cela parce que vous imaginez qu'un tel rôle peut avoir des conséquences sur votre carrière?
Je n'en sais rien. Je me suis posé la question, c'est vrai. Ce rôle va-t-il se retourner contre moi ? Je ne crois pas. Pas jusqu'à présent en tout cas. Ni dans ma vie de comédien, ni dans ma vie de citoyen.

SYNOPSIS:La Conquête est un film biographique de Xavier Durringer qui parle de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, de sa nomination au poste de ministre de l'Intérieur en 2002 jusqu'à son élection à la tête de l'État français en 2007. Le tournage a commencé en août 2010 et le film sortira en salles en mai 2011.

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