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dimanche 22 mai 2011

jeudi 19 mai 2011

DSK: Enquêteurs du web! Votez pour VOTRE théorie du complot...

Quelle est votre Théorie du complot ?
Trop gros pour être vrai, il s'agit sûrement d'un coup monté, mais lequel ? Revue des complots sur le grill...


1. Nicolas Sarkozy.
Devancé dans les sondages pour la présidentielle, le petit président aurait tiré les ficelles depuis l’Elysée, en collaboration avec la direction française de l’hôtel. Une photo circulerait déjà dans les milieux autorisés représentant Nicolas Sarkozy, François Fillon (Premier ministre) et Christine Lagarde (ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) regardant depuis la "situation room" française le déroulement de l’opération "Crazy Horse", comme le cabaret avec des filles en petites tenues.

2. Le Parti socialiste français.
Les éléphants du PS se seraient ligués pour faire tomber le plus sérieux des prétendants à la victoire lors des primaires du parti. François Hollande aurait mis dans la nourriture de Dominique Strauss-Kahn des doses constantes d’un aphrodisiaque, du bois bandé, tandis que Martine Aubry se serait grimée en soubrette.

3. La CIA. 
DSK, agent à la solde de l’Agence, aurait menacé de ne plus collaborer, d’où le complot et la sévérité de la justice américaine.

4. Oussama Ben Laden.
Les vidéos X trouvées dans la cache de l’ennemi de l’Amérique n’étaient pas les siennes, mais devaient être déposées parmi les affaires du grand responsable du FMI pour le faire passer pour un pervers. Suite à la mort d’Oussama Ben Laden, al Qaeda a décidé de se radicaliser et a monté ce coup fumant.

5. Les Irlandais de Vincennes et Greenpeace.
En 1982, des Irlandais à Vincennes soupçonnés d’être membres de l’IRA sont arrêtés pour possession d’explosifs. On découvrira par la suite que c’est la gendarmerie française qui avait planqué la dynamite. En 1985, le gouvernement socialiste et les services secrets français coulent le "Rainbow Warrior". L’organisation écologiste n’a jamais digéré la perte de son navire amiral et de l’un de ses membres. Le lobby écolo et la forte communauté irlandaise de New York ont donc à leur tour coulé les ambitions du plus sérieux concurrent socialiste à la présidence française.

6. Le Vatican.
Le père de DSK n’était-il pas conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France ! France, fille aînée de l’Eglise, comment pourrait-elle tomber aux mains de maçons D’où l’opération spéciale menée pas les services secrets du Vatican et son agent spécial, véritable Mata-Hari du XXIe siècle : la petite-fille cachée de Sœur Sourire.

7. La Grèce. 
L’association des consommateurs grecs n’en peut plus que son pays soit étranglé par les grands argentiers. Elle a donc mobilisé sa diaspora new-yorkaise pour tenter de faire chanter le directeur du Fonds monétaire international, mais la personne responsable de filmer les ébats a été retenue à un mariage. Finalement, la femme de chambre a paniqué.

8. Les bolcheviques.
L’OLP, Organisation du lumpen-prolétariat, groupe occulte visant à renverser le Grand Capital et la dictature bourgeoise, a ressorti son "parapluie bulgare" (parapluie modifié pour injecter une substance). Une piqûre de Viagra concentré a donc mis DSK dans tous ses états, au point de supplier maladroitement la femme de chambre de l’aider.

9. Les scouts.
Ils sont partout avec leurs shorts, même quand il fait froid dehors. Ils occupent toutes les places à responsabilité. Toutes ? Non, pas le FMI. Il a donc été décidé lors du Jamboree secret de Fontaine-l’Evêque d’octobre dernier de mettre un scout à ce poste-là. Ces petits hommes verts ont donc enlevé Dominique Strauss-Kahn et une femme de chambre et leur ont lavé le cerveau dans leur base secrète de Central Park.

10. Anderlecht.
Pour masquer le fait qu’Anderlecht a pitoyablement échoué dans sa quête d’un nouveau titre, l’entraîneur Ariel Jacobs a décidé de jouer en attaque pour détourner l’attention. La femme de chambre, c’était Romelu Lukaku.

11. Les femmes.
Non, les femmes ne passent pas leur temps à appeler leur mère et faire les boutiques : elles complotent pour éliminer les phallocrates !

12. Les pauvres.
Dominique n’a jamais eu un regard pour Henry, le clodo qui dort dans les cartons de feuilles A4 du FMI. Henry a donc fait appel à l’Agence tous risques et, grâce à une collecte de l’Internationale des clodos à laquelle vous avez peut-être participé avec une piécette donnée à un pauvre dans la rue, il a pu financer cette opération commando.

13. Les extraterrestres.
Dominique Strauss-Kahn est un zombie. Il ne voulait pas violer cette femme, mais lui manger le cerveau. Superman est intervenu à temps pour la sauver, car il fait partie avec toute une série d’autres extraterrestres des défenseurs de la race humaine face à la menace zombie. Quand DSK s’est enfui, ET n’a pas téléphoné maison, mais à la police pour maquiller le tout en faits divers à caractère sexuel.

DSK DERNIÈRE MINUTE: La version du Sofitel CHANGE... 2 employés présents dans la suite !!!

Un autre employé de l'hôtel Sofitel était présent dans la suite de DSK




Un employé était en train de débarrasser le petit-déjeuner, quand la victime présumée est entrée. Il lui a dit qu'elle pouvait nettoyer la chambre, avant de partir.

Un employé du Sofitel de New York était déjà samedi dans la suite, occupée par Dominique Strauss-Kahn, lorsque la femme de chambre qui accuse le patron du FMI de l'avoir agressée sexuellement est entrée, ont affirmé mercredi 18 mai une source policière et une source proche du groupe hôtelier.


La victime présumée de Dominique Strauss-Kahn s'est présentée samedi devant la suite 2806 du Sofitel de Manhattan et a constaté que "la porte était entrouverte", a expliqué la source policière.


La jeune femme "a poussé la porte, un employé était en train de débarrasser le petit-déjeuner dans la suite et il lui a dit qu'elle pouvait nettoyer la chambre", a poursuivi la source proche du Sofitel. L'accusatrice de DSK est ensuite "revenue dans la chambre avec son chariot et l'autre employé est parti", a ajouté cette source.


"Aucune caméra dans les couloirs"


Cette même source proche de l'hôtel Sofitel a également expliqué que l'établissement de Manhattan était équipé de caméras "uniquement dans le lobby et aux 1er et 2e étages, où se trouvent les salles de réunion", précisant qu'il n'y avait "aucune caméra dans les couloirs, ni dans les chambres, ni dans les suites" de l'hôtel.



Selon le récit des enquêteurs américains, la victime présumée était entrée samedi dans la suite 2806, croyant qu'elle était vide, pendant que Dominique Strauss-Kahn prenait une douche dans la salle-de-bain à l'autre bout de la suite


DSK est visé par sept chefs d'accusation, notamment pour tentative de viol et séquestration et est placé en détention depuis lundi. La plaignante, une mère célibataire de 32 ans, a comparu pour la première fois mercredi à huis clos devant la justice. Elle nie avoir eu une relation sexuelle consentie avec le patron du FMI.


Jeudi, Dominique Strauss-Kahn doit à nouveau tenter d'obtenir du tribunal pénal de Manhattan sa mise en liberté sous caution.


Le Nouvel Observateur - AFP

Jeffrey Carr: Un PDG seul est une cible de grande valeur pour les Etats et organisations

« LE CHOIX DE DSK DE SE DÉPLACER SEUL A L’ÉTRANGER ÉTAIT POUR LE MOINS PROBLÉMATIQUE » SELON L’EXPERT AMÉRICAIN JEFFREY CARR


Le 8 mars dernier, Jeffrey Carr (*), fondateur de Taïa Global (**) intervenait depuis Seattle dans le cadre de la conférence Stuxnet organisée par NanoJV à l’Atelier BNP-Paribas (voir ici). Il nous donne aujourd’hui son point de vue sur l’affaire DSK sous l’angle sécurité.

NANOJV : vous semble-t-il normal qu’un homme que l’on présente comme l’un des plus puissants du monde (patron du Fonds Monétaire International, favori aux présidentielles françaises de 2012) voyage seul à l’étranger, et s’expose dans une chambre d’hôtel où  n’importe qui,  comme on l’a vu, peut faire irruption ?
JEFFREY CARR : La plupart des patrons que je connais ne voyagent pas seuls à l’étranger sans équipe de sécurité. Le choix de M. Strauss Kahn de se déplacer sans escorte est pour le moins problématique. (« Mr. Strauss-Kahn’s choice to travel without the benefit of a team is problematic, to say the least »).
NANOJV : Concernant les déplacements de patrons ou de hautes personnalités à l’étranger, quelles sont les meilleures pratiques à suivre pour éviter de tomber dans un piège ?
JEFFREY CARR : Je placerai en tête de liste: « Ne rien commettre d’illégal. » (« Don’t do anything illegal would be at the top of my list »).
NANOJV : Aujourd’hui la sécurité des personnalités n’est pas seulement physique, elle est aussi cybernétique. A quels types de dangers une personnalité de haut niveau en déplacement à l’étranger s’expose-t-elle?
JEFFREY CARR : Les PDG sont universellement considérés comme des cibles de grande valeur par les États et certaines organisations spécialisées dans les cyber-opérations.  On a vu des cas de réseaux d’entreprises compromis à la suite de l’infection de l’ordinateur portable du PDG au cours d’un déplacement. (« CEOs are universally considered high value targets by State and Non-State actors who engage in cyber operations of various types »).
NANOJV : Dans l’affaire DSK, certains médias ont laissé entendre qu’il aurait pu être localisé à l’aéroport par la police grâce à l’un de ses téléphones (***) est-ce que cela signifie que techniquement d’autres organisations auraient pu le localiser de la même manière ?
JEFFREY CARR: Les opérateurs coopèrent sur réquisition des autorités pour fournir des services de géolocalisation. Le commun des mortels ne peut réaliser cela,  pour autant il existe des hackers spécialisés dans ce genre de choses. (…«Most people wouldn’t be able to do that however there are hackers who specialize in such things»).
NANOJV : Pensez-vous que l’affaire DSK puisse être un coup monté (****) ?
JEFFREY CARR : Si l’on était en présence d’autre chose que ce que cela paraît être, la question qui se poserait serait : à qui tout cela profite-t-il ? (…«if it was anything other than what it appears to be, the question to ask is who benefits?»)
(*) Jeffrey Carr ,  fondateur et PDG de la société de sécurité Taïa Global Inc,  est aussi l’un des spécialistes en cyber intelligence les plus respectés aux États-Unis.  Son expertise porte notamment sur  les cyber guerres  et les attaques informatiques contre les gouvernements et les infrastructures vitales. Il est consulté régulièrement par les agences gouvernementales américaines et alliées au sujet des cyber stratégies russes et chinoises.  Son livre best seller «Inside Cyber Warfare» a été préfacé par le patron de l’US Strategic Command. 
(**) La société de sécurité Taïa Global est spécialisée dans l’escorte à l’étranger de personnalités du Forbes 2000. Taïa Global propose des services de cyber-protection, d’intelligence opérationnelle, des services d’audit de sécurité et de forensique d’intrusion. « Taia Global, Inc. provides executive cyber protective services, operational intelligence, due diligence investigations and intrusion forensics for Global 2000 companies. »
(***) Selon le journal le Monde citant l’avocat de DSK, « …c’est Dominique Strauss-Kahn lui-même qui avait contribué à sa localisation. Lorsqu’il arrive à l’aéroport, il reçoit un appel de l’hôtel à propos de son téléphone portable (…) et leur dit : ‘Je suis à tel endroit’, et met en place un dispositif pour qu’on lui apporte son téléphone ».
(****) Au vu des premiers éléments du dossier, l’hypothèse d’un complot n’est pas considérée comme une piste sérieuse par les experts, qui  s’en tiennent comme Jeffrey Carr à  « ce que cela paraît être » (la circonlocution renvoie aux termes de l’acte d’accusation). 

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

SCOOP: Les premiers doutes des enquêteurs...

Les enquêteurs se demandent pourquoi le Sofitel a mis une heure avant d'alerter la police


Copyright Reuters
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Les policiers qui enquêtent sur la tentative de viol présumée de Dominique Strauss-Kahn s'interrogent sur les raisons qui ont poussé la direction du Sofitel à ne donner l'alerte qu'une heure après son départ de l'hôtel.
C'est un des éléments qui intriguent les enquêteurs. Pourquoi la direction de l'hôtel n'a-t-elle pas immédiatement appelé la police après que la femme de chambre les ait alerté sur l'agression sexuelle qu'elle dit avoir subi ?
Les enquêteurs ont en effet reconstitué minutieusement le fil des évènements entre l'arrivée de la victime présumée dans la chambre de l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) et l'interpellation du Français. Ils estiment que la femme de chambre est entrée dans la chambre peu après 12h00 locales. Puis entre 12h29 et 12h30, Dominique Strauss-Kahn a, selon les caméras de surveillance de l'hôtel et des témoins, quitté l'hôtel en hâte, sans passer par la réception, et hélé un taxi.
Les policiers pensent que la femme de chambre a presque immédiatement rapporté l'agression présumée à plusieurs collègues. Or le premier appel de l'hôtel au 911, le numéro d'urgence de la police, a été reçu à 13h32, selon les documents cités par cette source. La sécurité du Sofitel a alors affirmé à ses interlocuteurs qu'elle souhaitait rapporter une agression sexuelle. Les premières équipes de police sont arrivées sur place 13 minutes plus tard.
Deux explications possibles
Les enquêteurs hésitent donc entre deux explications possible à ce délai d'une heure. La première serait que la victime présumée a été tellement choquée et son récit de l'agression si surprenant que la direction de l'hôtel a mis une heure avant d'être sûre qu'elle devait alerter les autorités. La deuxième option, qu'ils privilégient, serait que la direction française de l'hôtel n'a pas voulu se précipiter pour dénoncer un client français si prestigieux. Sur ces deux versions possibles des faits, la direction du Sofitel de New York, que l'agence Reuters a tenté en vain de joindre, n'a pour le moment apporté aucun commentaire.
Les policiers tentent aussi de détailler l'agenda de Strauss-Kahn jusqu'à son arrestation à bord d'un avion à destination de Paris, sur le tarmac de l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York. Dans la nouvelle demande de libération sous caution déposée par la défense, les avocats de l'ancien ministre de l'Economie déclarent que leur client a quitté l'hôtel à 12h28 et qu'il s'est rendu à un rendez-vous pour déjeuner "à quelques rues de là", vers 12h45. Toujours selon une source interrogée par l'agence Reuters, les enquêteurs estiment que Domnique Strauss-Kahn a appelé l'hôtel à 15h30, vraisemblablement de l'aéroport, pour demander s'il n'avait rien oublié.
La police présente au Sofitel a alors prié le personnel de demander à Strauss-Kahn de préciser où il était pour qu'on lui rapporte son téléphone portable. Elle a ensuite demandé au Port Authority, qui dirige les infrastructures liées au transport dans la métropole new-yorkaise, de retenir l'avion jusqu'à son arrivée. Les agents du Port Authority sont montés à bord de l'avion d'Air France vers 16h30 et ont prié le directeur du FMI de quitter l'appareil en silence. Il a alors été remis à la police, menotté et emmené dans un commissariat de Harlem.

lundi 16 mai 2011

EXCLUSIF: Les incohérences apparaissent... la machination aussi !

Minute par minute - Face aux accusations d'agression sexuelle qui visent Dominique Strauss-Kahn, ses avocats comptent évoquer des incohérences d'emploi du temps, selon RMC. Selon l'hôtel, il a bien signalé son départ de sa chambre.

Lundi, 14h05 :  Dominique Strauss-Kahn a bien signalé samedi son départ à la réception de l'hôtel Sofitel de New York, déclare officiellement le groupe hôtelier Accor, propriétaire des Sofitel. 
Lundi à la mi-journée : selon la radio RMC, les avocats de Dominique Strauss-Kahn auraient réussi à reconstituer son emploi du temps. Il aurait quitté son hôtel "à midi", soit une heure avant le moment de l'agression sexuelle présumée contre une femme de chambre qui lui vaut d'être inculpé par la justice américaine.Dominique Strauss-Kahn aurait alors rejoint sa fille pour déjeuner dans un restaurant de New York et sa défense s'apprêterait à donner des preuves matérielles et des témoignages de ce déjeuner. RMC ajoute que la défense se penche sur la personnalité de la victime présumée pour tenter de prouver qu'elle aurait eu un intérêt matériel à porter plainte.
12h30 : Pas d'impact sur les plans d'aide dans la zone euro. La Commission européenne affirme que l'inculpation du directeur général du FMI n'aura "pas d'impact" sur les programmes d'aide financière prévus pour les pays de la zone euro, notamment la Grèce.


Dominique Strauss-Kahn doit être présenté au juge lundi après-midi, à 16h30, heure française (10h30, heure de New York)

Lundi, peu après 11 heures : Une écrivaine et journaliste, Tristane Banon, qui a affirmé avoir été agressée sexuellement en 2002 parDominique Strauss-Kahn, "envisage de porter plainte", annonce son avocat, Me David Koubbi.
Lundi, 5h30 du matin : "Il est fatigué, mais il va bien". C'est par ces quelques mots que William Taylor, avocat américain de Dominique Strauss-Kahn, décrit aux journalistes, devant le palais de justice de Manhattan, l'état dans lequel se trouve son client, alors qu'il vient de quitter le commissariat de Harlem, menottes aux poignets, pour une destination inconnue. DSK conteste toutes les accusations portées contre lui et compte "se défendre vigoureusement", fait savoir un autre de ses avocats, Benjamin Brafman.
Lundi, vers 5 heures du matin : Dominique Strauss-Kahn sort du commissariat de Harlem où il était interrogé. La police fournit des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle doit être conduit le patron du Fonds monétaire international, inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan. On ignore alors s'il doit être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.
Nuit de dimanche à lundi : Initialement, la comparution de DSK en audience préliminaire devait avoir lieu dimanche, mais le patron du FMI a accepté de se soumettre à des expertises, retardant de fait sa présentation à la justice. "Notre client a volontairement consenti à un examen scientifique et médico-légal ce soir à la demande du gouvernement et compte tenu de l'heure nous avons convenu de reporter la lecture de l'acte d'accusation à demain matin", fait savoir l'avocat William Taylor.


De son côté, le porte-parole de la police de New York fait savoir que les enquêteurs ont obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, afin de rechercher "de l'ADN", selon ses propres termes. Les empreintes génétiques recherchées pourraient se trouver dans "des cheveux, du sperme", ou autre, a-t-il précisé, ajoutant que la police souhaitait en obtenir un autre pour réaliser une fouille corporelle. A la question de savoir si les enquêteurs entendent chercher des traces de griffures comme l'ont indiqué des médias américains, le porte-parole a acquiescé : "oui, c'est ce qui se passe". Enfin, cette même police de New York précise que le directeur général du Fonds monétaire  international ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique face aux accusations d'agression sexuelle qui pèsent contre lui.

SCOOP: DSK évoquait une possible machination !

Le patron du FMI redoutait d'être victime d'un complot tournant autour d'accusations de viol. Il avait évoqué une telle hypothèse fin avril auprès de journalistes de Libération.
Dominique Strauss-Khan le 15 avril 2011 à Washington.
Prémonitoire ? Fin avril, devant des journalistes de Libération, Dominique Strauss-Kahn, qui fait actuellement face à des accusations de viol aux Etats-Unis, avait évoqué l'hypothèse d'une possible machination dirigée contre lui. Une machination qui aurait pu, envisageait-il alors, être montée... autour d'accusations de viol. Un entretien qui prend un écho tout particulier ce lundi, et sur lequel Libérationrevient longuement. 

Racontant un déjeuner avec DSK le 28 avril à Paris, Libération écrit ainsi : "DSK se met à imaginer : une femme violée dans un parking et à qui on promettrait 500.000 ou un million d'euros pour inventer une telle histoire".
"Le fric, les femmes et ma judéité"
Interrogé par les journalistes sur les handicaps d'une éventuelle candidature en 2012, il avait répondu : "le fric, les femmes et ma judéité", affirme le quotidien de gauche. "Oui, j'aime les femmes... et alors ? (...) Depuis des années, on parle de photos de partouzes géantes, mais je n'ai jamais rien vu sortir... Alors qu'ils les montrent !", avait-il ajouté, selon Libération.
Ces possibles attaques sur "le fric" que DSK disait redouter ont eu lieu récemment : il avait ainsi fait l'objet, ces dernières semaines, de piques d'une partie de la presse française sur son train de vie et son aisance matérielle. Désormais, le voilà accusé d'agression sexuelle aux Etats-Unis.