DIRECT | scoop : DSK va être libéré dans les prochaines heures...
Publié le 01.07.2011, 09h07
ARCHIVES. Coup de théâtre dans l'affaire DSK, son accusatrice serait en fait une menteuse. Il est concevable que l'ancien patron du FMI vpoit son contrôle judiciaire allégé, voire qu'il soit libéré.
Coup de tonnerre pendant la nuit dans l'affaire Dominique Strauss Kahn. L'accusation serait, selon le New York Times, «sur le point de s'effondrer». Dans un communiqué, le bureau du procureur a fait savoir que DSK comparaîtrait ce vendredi à 17 h 30, heure française, une audience totalement imprévue, puisque la prochaine était prévue le 18 juillet prochain.
Si les services du procureur n'ont pas précisé les motifs de cette comparution, le quotidien new-yorkais explique que ces derniers ne croient plus vraiment dans les déclarations de la femme de Chambre, Nafissatou Diallo, qui serait une menteuse, liée, de plus, à des gens impliqués dans des affaires criminelles et du blanchiment d'argent. Elle aurait menti à plusieurs reprises sur son passé et aurait notamment passé un coup de fil à un trafiquant de drogue en prison, le lendemain des faits pour lui demander si elle aurait intérêt à poursuivre ses accusations contre celui qui était encore alors le patron du FMI.
Ce soir, le juge pourrait décider dans un premier temps d'alléger le contrôle judiciaire de DSK, voire de lui restituer sa caution. S'il était totalement disculpé rapidement, reste à savoir, s'il pourrait à nouveau revenir dans la course à la présidentielle. Une chose est sûre, la clôture des candidatures à la primaire socialiste est fixée au 13 juillet.
8h02. Lionel Jospin : «C'est un coup de tonnerre qui se produit». Interrogé sur RTL, Lionel Jospin a estimé «trop tôt pour transformer en politique un fait divers dramatique, lui-même en train de se transformer». L'ancien Premier ministre a précisé qu'il avait respecté le droit à la parole de Nafissatou Diallo, «la plaignante, je n'ai pas dit la victime». «Si les charges, il (DSK) aura tout de même été jeté en pâture par le système new yorkais». Et si jamais l'audience d'aujourd'hui aboutit à décider de l'innocence de Dominique Strauss-Kahn, doit-il se relancer dans la course à la présidentielle ? «Dans l'hypothèse où Dominique serait libéré, et je le souhaite ardemment, ce serait à lui d'abord de se positionner».
8 heures. DSK pourrait être libéré dans les prochains jours. Après avoir été passible d'une peine de prison de plusieurs dizaines d'années, un spécialiste du droit pénal américain déclare sur BFM-TV que DSK pourrait en fait être libéré dans les jours qui viennent. De son côté, sur Europe 1, Stéphane Dreyfuss, avocat et ancien adjoint au procureur de New York confirme : «Si ce qui est écrit dans le New York Times est véritable, il paraît probable que DSK soit libéré en étant obligé de rester aux Etats-Unis jusqu'à ce que la lumière soit faite sur toutes les questions».
7h50. Le Guen dénonce ceux qui ont «spéculé sur sa disparition politique». «La réhabilitation de Dominique Strauss-Kahn, le fait que les accusations terribles qui ont été portées contre lui s'effondrent prouvent que tous ceux qui ont spéculé sur sa disparition politique maintenant devront compter sur une personne, je l'espère, qui sera bientôt libre de ses mouvements et qui pourra regarder les Français les yeux dans les yeux», déclare le député PS sur France Info.
7h45. Jean-Marie le Guen : «Je n'exclue pas qu'il soit candidat à la présidentielle.» Je ressens d'abord une grande joie. On assiste à la fin d'un cauchemar se félicite le député PS de Paris, Jean-Marie le Guen, qui estime que la justice américaine doit lui présenter ses excuses. Questionné sur l'éventuel retour politique de DSK en France et précisément dans la course à la présidentielle, Jean-marie Le Guen insiste sur le fait que DSK est tours resté très combatif. S'il est reconnu innocent
7h35. Claude Bartolone stupéfait. «Je n'en reviens pas, lâche le député PS de Seine-Saint-Denis, proche de DSK, sur Europe 1. Quand le téléphone a commencé à sonner vers 3h30 du matin et que l'on m'a dit ce qui était écrit par le New York Times, j'ai cru une nouvelle fois que c'était une plaisanterie. Ma première pensée va à Anne, Dominique et leurs familles. Après le sort qui leur a déjà été réservé, attendons pour réagir. J'espère que les nouvelles au cours de la journée continueront à être bonnes et qu'il sorte de ce cauchemar au plus vite.
La réponse de Dominique Strauss-Khan, membre du parti socialiste, face au "futur" Président Nicolas Sarkozy, au sujet de son credo "travailler plus pour gagner plus"
Sarkozy en 2007 : "Scandaleux d'enlever les indicateurs de radar"
Nicolas Sarkozy / AFP / RTL.fr
C'était le 3 mai 2007 sur RTL. Nicolas Sarkozy, alors invité de la radio de la rue Bayard dans le cadre du second tour de la Présidentielle, avait affirmé à un auditeur de Vannes qu'il n'y aurait pas de suppression des panneaux indicateurs de radars automatiques. Pourtant, aujourd'hui, plus de quatre ans plus tard, le gouvernement a bel et bien décidé de supprimer du bord des routes ces panneaux.ECOUTER00:00:0000:00:26Archives RTL | 19/05/2011 - 16h47En 2007, Nicolas Sarkozy annonçait sur RTL que "Les radars, ce n'est pas fait pour remplir les caisses de l'Etat"Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs expliqué qu'il "ne laisserai pas repartir le nombre de morts sur la route à la hausse. Je ne cèderai pas sur cet objectif" malgré la grogne des députés UMP...
Le 3 mai 2007 sur RTL : "Il n'y aura pas de suppression des panneaux !"
Invité de RTL à la veille du second tour de la Présidentielle, Nicolas Sarkozy avait affirmé à un auditeur de Vannes qu'il n'y aurait pas de suppression des panneaux pour radars automatiques. Réécoutez l'interview (le passage concernant le sujet démarre à 10 minutes).
« Je pense surtout qu'il faudrait maintenant passer à autre chose. On ne va pas occulter toute la vie politique française, les problèmes qui se posent à la France et les difficultés que vivent les Français, en vivant ce feuilleton de la justice américaine jour après jour sur la totalité de l'information. Je crois que, maintenant, les choses sont dites [...], qu'on laisse tranquilles les protagonistes de cette affaire et que la vérité maintenant soit attendue avec sérénité… »
"La Conquête", Quand Nicolas Sarkozy fait son cinéma Denis Podalydès entre au panthéon du cinéma français pour être le premier à interpréter un (futur) chef d'Etat en exercice : Nicolas Sarkozy, dans La Conquête. A rôle singulier, entretien particulier.
Il doit filer à 15 h 45. Impérativement. Une répétition à la Comédie-Française l'attend. Puis ce sera un aller-retour sur scène à Amiens, les ultimes réglages du (formidable) Cas Jekyll, qu'il reprend au Théâtre national de Chaillot, les derniers ajouts au scénario qu'il coécrit avec son frère, Bruno, et qu'il tournera à l'été, avant la reprise de L'Avare, à la rentrée, etc., etc., etc. Denis Podalydès n'arrête jamais. Un jour ici, un soir là. Et, pour le moment, dans la peau de l'acteur qui a joué Nicolas Sarkozy dans La Conquête, l'histoire de la campagne, entre 2002 et 2007, du futur président de la République. Un rôle évidemment singulier pour une interview dans laquelle le comédien s'interroge encore sur le personnage Sarkozy.
Du point de vue de l'acteur, en quoi ce rôle était-il particulier?
Plus que le personnage, c'est le scénario qui m'a donné envie. J'ai fait ce film avec un enthousiasme et une gaieté que je n'aurais pas soupçonnés. La vie politique est un formidable réservoir de fictions qui empruntent au western, au polar et à la comédie dramatique. Pour un comédien, un personnage comme Sarkozy est gratifiant à jouer parce qu'il peut être radical, parfois violent et même cruel
Comment avez-vous construit votre interprétation?
J'ai d'abord fait un travail d'enquête sur documents. J'ai vu beaucoup d'images, des spots institutionnels de l'UMP aux films de militants de base. On y voit là un Sarkozy hors représentation, fatigué, solitaire, obéissant. Pour un acteur, c'est formidable, car on entre dans les ombres du personnage. Il y a des moments où je voulais être dans l'exacte ressemblance ; les discours, par exemple, je les ai faits à la respiration près. Et d'autres, notamment les scènes intimes, où j'étais dans l'invention. Dans la vie, j'adore imiter. Je cherche, je travaille, j'essaie.
Peut-on mettre de côté ses convictions de citoyen lorsqu'on joue Nicolas Sarkozy?
Comme acteur, je tuerais père et mère pour un personnage. Je suis prêt à trahir n'importe quel idéal. Mon travail, c'est de défendre le personnage et de le restituer dans toutes ses contradictions. Je dois le rendre non pas sympathique ou antipathique mais vivant. Le citoyen que je suis n'est jamais affecté par ce que je joue. La cruauté de Sarkozy dans certaines scènes m'amusait follement. Comme un plaisir de jeu enfantin. Que je sois à charge ou à décharge, je m'en fiche. Le jeu d'acteur est, en ce sens, très immoral. Ce type de personnage me permet de fracasser l'enveloppe parfois sage dans laquelle je suis trop souvent enfermé.
Vous avez écrit à Nicolas Sarkozy. Pourquoi?
Je lui ai écrit pour le rencontrer. Après le film. Il n'était pas question de le faire avant. Je l'ai vu il y a deux mois environ. J'étais curieux de l'homme. J'ai l'intuition que pendant toute la période de la campagne, entre 2002 et 2007, il collait à lui-même. Sans être conscient de son image. Sarkozy se construisait alors comme candidat, et seulement ça. Un acteur aurait mis une distance vis-à-vis de la situation pour la contrôler. Un acteur se maîtrise et s'abandonne en même temps. Sarkozy, lui, se lâchait totalement, sans être, pour autant, dans la représentation comme le fut Mitterrand. Villepin est beaucoup plus acteur. En revanche, le Sarkozy d'aujourd'hui, s'il est de nouveau candidat, sera davantage acteur.
Ensemble, vous avez parlé théâtre, cinéma...
Cinéma. Il aime beaucoup Dreyer et Hitchcock. Moi aussi, d'ailleurs. Mais depuis plus longtemps, je crois. Cela dit, il en parle très brillamment. Une chose le fascine : le talent. Il distingue les gens en fonction de leur talent, pas de leurs opinions politiques. Ce qui, chez lui, j'imagine, désigne l'élu. C'est une vision de l'humanité très cruelle. Une vision binaire, violente. Sans appel. Pour lui, le monde ne se partage pas entre gauche et droite mais entre "du talent" et "pas de talent". Et, en même temps, c'est un homme obsédé par la trace qu'il va laisser. Il ne correspond plus du tout au personnage de La Conquête qui, lui, est totalement dans le présent.
Vous-même, depuis quelques années, vous êtes en pleine conquête. On vous voit partout : cinéma, théâtre, télévision...
Si j'ai conquis quelque chose, ce n'est pas le pouvoir. La Comédie-Française m'a offert des rôles qui ont eu un succès public et, aujourd'hui, je suis plus à l'aise sur un plateau. J'ai longtemps été un comédien entravé par des angoisses et peu à peu mon plaisir de jeu s'est accru. Il y a une certaine part de chance aussi. Mais pas uniquement. Il y a également du travail. Je vais atteindre 50 ans et je vois arriver des personnages pour lesquels je devrai remettre l'ouvrage sur le métier.
Un comédien a-t-il forcément besoin de reconnaissance?
Oui. Chez un acteur, il y a le cabot, le chien qui bondit sur une table et dit "regardez comme j'existe et aimez-moi", et puis le type plus laborieux, moins exposé, qui travaille. C'est Jekyll et Hyde. Enfant, j'étais à la fois timide et dans la représentation excessive. Mais je préférais la sobriété, mon côté versaillais sans doute. J'adorais Trintignant. Un acteur de la réserve. Mais aussi Depardieu et Dewaere. Qui ont inventé une autre façon d'être naturel. Ils ont balayé tout le monde. Comme Delon et Belmondo en leur temps, qui ont dégommé tous les jeunes premiers venus du théâtre notamment.
Et aujourd'hui?
› Il y a Romain Duris, acteur très brillant. Egalement Jean Dujardin, qui possède un humour d'acteur prodigieux. Ce qui lui a donné une grande force dramatique.
Revenons au film. Vous dites que la vie politique se "fictionnalise". N'est-ce pas dangereux?
Si, bien sûr. L'homme ou la femme politique est là pour gouverner et pour prendre des décisions. D'ailleurs, la force satirique de La Conquête, c'est de pointer l'inféodation de la politique au monde médiatique. Ce qui est catastrophique. Sarkozy a lui-même conscience de ce Barnum. Mais le film n'est pas à charge. Ni à décharge, j'espère. Je ne souhaiterais pas qu'il soit apologétique.
Avec le recul, était-ce vraiment une expérience singulière?
Oui, mais au même titre que de jouer Jean-Paul Sartre. Singulière, par le plaisir que j'y ai pris. Sans doute aussi parce que je n'avais pas conscience, au moment du tournage, de l'énorme écart entre ce que j'ai fait et la façon dont le film est attendu et va être reçu.
Vous dites cela parce que vous imaginez qu'un tel rôle peut avoir des conséquences sur votre carrière?
Je n'en sais rien. Je me suis posé la question, c'est vrai. Ce rôle va-t-il se retourner contre moi ? Je ne crois pas. Pas jusqu'à présent en tout cas. Ni dans ma vie de comédien, ni dans ma vie de citoyen.
SYNOPSIS:La Conquête est un film biographique de Xavier Durringer qui parle de l'ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, de sa nomination au poste de ministre de l'Intérieur en 2002 jusqu'à son élection à la tête de l'État français en 2007. Le tournage a commencé en août 2010 et le film sortira en salles en mai 2011.
Entendu depuis samedi soir pour des accusations de viol sur la personne d'une femme de chambre, le patron du FMI a été emmené aux premières heures de lundi vers une destination non précisée. Il affirme vouloir se défendre "vigoureusement".
"Il est fatigué, mais il va bien". C'est par ces quelques mots que William Taylor, avocat américain de Dominique Strauss-Kahn, a décrit aux journalistes, devant le palais de justice de Manhattan, l'état dans lequel se trouvait son client après plus de 24 heures d'audition, peu avant qu'il ne quitte le commissariat de Harlem, menottes aux poignets, pour une destination inconnue. DSK conteste toutes les accusations portées contre lui et compte "se défendre vigoureusement", a fait savoir un autre de ses avocats, Benjamin Brafman.
La police a fourni des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle devait être conduit le patron du Fonds monétaire international, inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan. On ignore s'il devait être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.
A la recherche d'empreintes génétiques
Initialement, la comparution de DSK en audience préliminaire devait avoir lieu dimanche, mais le patron du FMI a accepté de se soumettre à des expertises, retardant de fait sa présentation à la justice. "Notre client a volontairement consenti à un examen scientifique et médico-légal ce soir à la demande du gouvernement et compte tenu de l'heure nous avons convenu de reporter la lecture de l'acte d'accusation à demain matin", a souligné l'avocat William Taylor.
De son côté, le porte-parole de la police de New York a fait savoir que les enquêteurs avaient obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, afin de rechercher "de l'ADN", selon ses propres termes. Les empreintes génétiques recherchées pourraient se trouver dans "des cheveux, du sperme", ou autre, a-t-il précisé, ajoutant que la police souhaitait en obtenir un autre pour réaliser une fouille corporelle. A la question de savoir si les enquêteurs entendent chercher des traces de griffures comme l'ont indiqué des médias américains, le porte-parole a acquiescé : "oui, c'est ce qui se passe". Enfin, cette même police de New York a précisé que le directeur général du Fonds monétaire international ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique face aux accusations d'agression sexuelle qui pèsent contre lui.