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mardi 5 juillet 2011

Quand Tristane Banon cherchait des Hommes... des vrais !

Tristane Banon: Les hommes n'existent plus !
A 31 ans, l'écrivain Tristane Banon regarde les hommes se "féminiser" ...et pour DSK !?

Publié le 7 mars 2011 sur Atlantico
J’ai 31 ans et je suis célibataire. Pas que je ne trouve pas d’homme à qui je convienne, ou plutôt si, car les hommes n’existent plus. J’ai 31 ans et mon ex faisait un régime macrobiotique, le précédent m’expliquait que les lingettes imprégnées de Monsieur Propre étaient une aberration écologique et qu’il convenait de récurer l’évier avec une éponge et du Cif, celui d’avant encore avait décidé de troquer sa pause déjeuner contre une séance de fitness à la salle de sport.

Portrait de l'homme des années 2000

Lorsque je promène mon braque au bois de Boulogne, des pères célibataires, bébés-poussette au bout des bras, m’expliquent l’inconvénient de la couche Pampers sur les fesses irritables du petit schtroumpf de onze mois. Ils continuent sur le bilan carbone de la chose à scratch et concluent sur leur probable retour imminent à la bonne vieille version tissu lavable de la chose. « Oui, peut-être, je ne sais pas, je n’ai pas d’avis sur la question », c’est tout ce que je sais répondre.
Au restaurant, rares sont ceux qui assument l’entrée-plat-dessert mauvais pour la ligne, car quand ils ne sont pas complètement à la diète,  ils se « surveillent ». L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même…L’homme des années 2000 est toutes les femmes, dans ce qu’elles ont de pire !

Tanguy et la vie dure

Les familles pullulent de « Tanguy » qui squattent chez papa-maman avant de migrer directement chez mademoiselle, qu’il transformeront en Madame sans nécessairement trouver bon d’apprendre à gagner leur vie entre-temps, après tout « ma femme a une bonne situation, et il faut bien quelqu’un pour garder les enfants ». Pourquoi personne n’est-il surpris que les « Tanguettes » n’aient pas fait leur apparition dans le langage courant au même titre que leur homologue masculin ? Parce que l’homme est aussi une femme entretenue quand la femme a gagné son indépendance en réclamant le droit au travail. La dernière fois qu’un homme m’a accosté vulgairement et sans finesse dans la rue, le garçon qui m’accompagnait n’a pas bronché, « la violence ne sert à rien » m’a-t-il dit. Mon chien, lui, a montré les crocs. J’ai failli demander mon chien en mariage !

Où sont les hommes ?

Avant, c’était dans un autre siècle, une autre civilisation, c’était avant mai 68 et la libéralisation de la femme, en ce temps reculé, les hommes protégeaient les femmes qui acceptaient, en échange, un rôle bien à elle. Est-ce revenir au machisme et au sexisme d’antan d’avouer que les hommes relativisent beaucoup plus les problèmes d’argent quand les femmes gèrent plus aisément l’intendance du quotidien ? Bien sûr, des choses devaient changer, et tant mieux qu’elles l’aient fait. Bien sûr, ces mesdemoiselles devaient s’imposer dans les milieux professionnels, politiques, sportifs. Bien sûr tout ça. Mais quand je vois que la femme gagne toujours, à poste égal, un salaire bien inférieur à monsieur qui ne prend même plus la peine de l’inviter au restaurant pour la draguer car ça serait une sorte de machisme, « nous sommes égaux, payons à deux » ; quand je vois ça, je ne suis pas certaine que nous ayons gagné au change.
Mesdames, poussons le vice jusqu’au bout : pour 2011 c’est trop tard, mais pour 2012 soyons reconnaissantes pour toutes ces femmes à barbe et instaurons la journée de l’homme !

Qui êtes-vous Tristane Banon ?



Tristane Banon naît le 13 juin 1979 à Neuilly sur Seine, fruit d’un père déficient, et d’une mère qui l’a eu tard, gère une activité de chef d’entreprise peu commune pour sa génération et une vie mondaine plus que remplie. Tristane pousse comme de la mauvaise herbe, avec la force vitale de ceux qui veulent rendre la vie belle tant on veut la leur pourrir… L’esprit de contradiction… Déjà ! 
De cette enfance quelque peu chaotique, elle tirera son premier roman « J’ai oublié de la tuer », sorti en septembre 2004 aux éditions Anne Carrière (édition Le livre de poche n° 30743). 
Avant ça, il y a eu un Baccalauréat section ES (Économique et social) obtenu avec mention en 1997. Et puis encore l’ESJ (École Supérieure de Journalisme) où elle obtient son diplôme en même temps qu’un Deug de Droit à l’Université parisienne d’Assas. Tout va très vite pour la jeune journaliste qui rêve déjà, depuis une rédaction de français remarquée par sa professeur de lettres à 14 ans, de devenir romancière.
Et si tout va très vite, c’est essentiellement faute de temps… Tristane court les petits boulots de pigiste, présente un journal télévisé sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, se frotte au journalisme sportif pour finir chez Paris-Match au service Politique puis Culturel et au Figaro
Alors arrive un premier livre, un essai, il s’agit de « Erreurs avouées…(au masculin) » paru en novembre 2002 chez Anne Carrière. Dans ce livre, Tristane part en quête des confessions d’une dizaine de personnalités masculines connues et reconnues du grand public, des « réussites » comme on dit, pour leur arracher l’aveu de leurs erreurs. La preuve, selon elle, que la bourde peut être salvatrice, parfois.
les larmes de Tristane Banon
Par la suite, Tristane participe au deuxième opus de la revue « Bordel », publié aux éditions Flammarion en 2003. Pour ce recueil de nouvelles de jeunes auteurs entraînés par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million, elle propose un texte original, « Noir délire ». « Noir délire » est une vision romanesque du tragique fait divers qui fait les choux gras de la presse à ce moment-là : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. 
Puis c’est le premier roman, en 2004. L’accueil est bon, tant du public que de la presse et des médias en général. 
Marraine de l’UNICEF, Tristane va prendre la tête d’un recueil de nouvelles «Fais-moi ta déclaration » publié aux éditions Bélém Éditions et traduit en espagnol aux seuls bénéfices de l’ONG (Organisme Non Gouvernementale). Pour cet ouvrage, Tristane invite dix auteurs amis à écrire une histoire illustrant, chacune, l’un des dix droits fondamentaux de l’enfant. Patrick Poivre d’Arvor en écrit la préface. Nous sommes en novembre 2005. 
Le deuxième roman de Tristane, « Trapéziste », paraît aux éditions Anne Carrière en septembre 2006. Durant les mois d’avril, mai et juin 2007, Tristane s’essaie à la chronique sportive en intégrant l’équipe d’Eugène Saccomano pour l’émission « On refait le match » diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL
Curriculum vitae
Tristane Banon est la fille d'Anne Mansouret, vice-présidente socialiste du conseil général de l’Eure et de l'ancien conseiller économique et financier de Yasser ArafatGabriel Banon1.
Diplômée de l'École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) en 2000, Tristane Banon commence sa carrière professionnelle comme pigiste, notamment dans la presse écrite sportive, puis auprès du magazine Paris Match (au service politique, puis culturel) et du journal Le Figaro.
En novembre 2003, elle publie son premier essai, Erreurs avouées… (au masculin), paru chez Anne Carrière2. Cet essai recueille les confessions des erreurs commises par une dizaine de personnalités masculines, parmi lesquels Jacques Séguéla, Michel Field, Philippe Gildas, Christian Lacroix, Philippe Sollers, Bernard Werber, Enki Bilal, Calogero et Frédéric Beigbeder.
Cette même année, Tristane Banon écrit une nouvelle, intitulée « Noir délire », vision romanesque inspiré d'un tragique fait divers : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Son texte est publié aux éditions Flammarion, dans la deuxième édition de la revue littéraire Bordel, un recueil de jeunes auteurs dirigés par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million.
En septembre 2004, Tristane Banon publie son premier roman, J'ai oublié de la tuer, aux éditions Anne Carrière. La romancière y aborde le sujet de l'enfance maltraitée au travers du personnage de Flore, une jeune fille régulièrement battue par sa nourrice alcoolique et violente, en l'absence de sa mère3,4. Ce livre est sélectionné au festival de Chambéry 2005 du premier roman5.
En novembre 2005, elle participe à l'édition d'un recueil de nouvelles aux bénéfices de l’Unicef, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant publié aux éditions Belem. Pour cet ouvrage, dix auteurs écrivent une histoire illustrant chacune, l’un des dix Droits de l'enfant. Patrick Poivre d’Arvor en a écrit la préface6.
En septembre 2006, elle publie son deuxième roman, Trapéziste, aux éditions Anne Carrière.
D'avril à juin 2007, parallèlement à sa carrière d'écrivain, Tristane Banon s'essaie à la chronique sportive en intégrant l'équipe d'Eugène Saccomano pour l'émission On refait le match diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL7.
En 2008, sort son troisième roman Daddy Frénésie aux éditions Plon. Pendant le 15e anniversaire de Disneyland Resort Paris, elle est engagée comme journaliste pour le blog des 15 ans8 (11 février 2007 – 5 janvier 2009). En 2009, Tristane Banon signe la préface du roman Elle ne rentre pas ce soir... de Sonia Vandoux, roman dramatique sur le thème de la violence routièreNote 1.
Un temps directrice de collection au Cherche midi éditeur, avec lequel elle est actuellement en procès9, Tristane Banon est depuis 2011 journaliste-éditorialiste pour le site Internet Atlantico. À l'occasion de la journée de la femme en mars 2011, elle dresse ainsi un portrait des hommes des années 2000 et constate que nombre d'entre eux calquent leur comportement sur un modèle traditionnellement féminin, et propose la création de la « journée de l'homme10 ».



Accusations à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn
Le 5 février 2007, au cours de l'émission de Thierry Ardisson 93, faubourg Saint-Honoré11, Tristane Banon raconte comment Dominique Strauss-Kahn aurait tenté de la violer au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait, Erreurs avouées… (au masculin), paru en novembre 200312,13.
Évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire Sexus Politicus, paru en 200611,14, l'affaire fait également l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, biographie autorisée de l'homme politique11,15,16. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon a contesté la version que celui-ci donne de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn17.
Le 15 mai 2011, ce témoignage revient au premier plan alors que Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon, affirme le même jour avoir été à l'époque au courant de cette tentative de viol ; elle dit regretter d'avoir découragé sa fille de porter plainte et témoigne également de conséquences psychiques pour cette dernière et de difficultés qu'elle aurait subies dans sa carrière professionnelle par la suite en raison de cette affaire concernant une « personne éminente13,18,19 ».
Si le 16 mai, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, déclare qu'elle envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn20,21, il annonce le 20 mai qu'elle ne portera pas plainte dans l'immédiat et que tous deux ne souhaitent pas être « instrumentalisés » par la justice américaine : « Il est absolument hors de question, dans le dossier de Tristane Banon, qu'un mouvement de notre part ait pour conséquence une condamnation de Dominique Strauss-Kahn aux États-Unis22,23,24. ».
Le 4 juillet 2011, Tristane Banon et son avocat David Koubbi annoncent qu'elle porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol25,26. Le même jour, les avocats français de ce dernier annoncent que leur client porte plainte pour dénonciation calomnieuse27.


Notes et références
Références
  1. « L'affaire DSK déboussole les éditeurs »,Le Buzz politique, 1er juin 2011.
  2. « L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même… », dans Tristane Banon, « Les hommes n'existent plus », Atlantico, 7 mars 2011.
  3. « Tristane Banon, dix ans entre scandale et silence. “L’autre” affaire DSK », Arrêt sur images, 19 mai 2011.
  4. « Témoignage exclusif : la troisième affaire Strauss-Kahn », agoravox.fr, 22 octobre 2008.
  5. « VIDEO. DSK : un précédent troublant », Le Parisien, 15 mai 2011.
  6. Raphaël Stainville, « DSK avait un besoin effréné et systématique de séduire », Le Figaro, 24 mai 2011.
  7. Éric Verhaeghe, « Le roman vrai de DSK qui tombe à pic », Atlantico, 5 juin 2011 ; modifié le 8 juin 2011.
  8. « Extraits du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, par Michel Taubmann », L'Express, 30 juin 2011.
  9. Laurence De Charette, « À Paris, Tristane Banon étudie encore sa stratégie », Le Figaro, 19 mai 2011.
  10. « Les deux précédentes affaires sexuelles qui gênent DSK », lefigaro.fr, 15 mai 2011.
  11. Baptiste Laureau, « Exclusif : “Je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK” », Paris-Normandie.fr, 15 mai 2011.
  12. « Une écrivaine qui dit avoir été agressée par DSK envisage une plainte », AFP et lepoint.fr, 16 mai 2011.
  13. Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse, « Possible autre plainte en France contre Dominique Strauss-Kahn », lepoint.fr avec Reuters, 16 mai 2011.
  14. Flore Galaud, « DSK : Tristane Banon ne porte pas plainte pour l'instant », lefigaro.fr, 20 mai 2011.
  15. Patricia Tourancheau, « Tristane Banon refuse toujours de porter plainte », Libération, 21 mai 2011.
  16. Marie-France Etchegoin, « DSK : pourquoi Tristane Banon n'a-t-elle toujours pas porté plainte ? », nouvelobs.com, 27 mai 2011.
  17. « Tristane Banon annonce qu'elle porte plainte contre DSK pour tentative de viol », L'Express, 4 juillet 2011.
  18. « Tristane Banon : “Voir DSK libéré dîner au restaurant me rend malade” »L'Express, 4 juillet 2011.
  19. « DSK va porter plainte pour dénonciation calomnieuse », Le Point, 4 juillet 2011.