mardi 5 juillet 2011

Tristane Banon en 2003 : « je l'ai harcelé, même ; je le voulais... »

Inédit : Quand Tristane Banon racontait ses fameux rendez-vous avec DSK

Dans l’édition réactualisée de sa biographie « le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn », qui sort demain aux Editions du Moment, le journaliste Michel Taubmann cite plusieurs passages d’un chapitre du livre « Erreurs avouées » écrit par Tristane Banon en novembre 2003. Un chapitre retiré à l’époque par l’éditeur sous la pression de l’entourage de DSK.
En exclusivité, voici des extraits d'Erreurs avouées, de Tristane Banon... elle-même !

Je n'ai rien vu venir, je l'ai harcelé, même ; je le voulais, ce rendez-vous. Après quatre appels sur son portable en trois jours, il a cédé. La date est fixée - le 5 février, dans son bureau de l'Assemblée nationale. Dominique Strauss-Kahn est un multirécidiviste de la responsabilité publique: député du Val d'Oise, membre de la commission des Affaires étrangères des groupes d'amitié avec l'Allemagne, l'Arménie, la Chine, les Etats-Unis, Israël, le Maroc et le Viêt-nam, et professeur d'université.

Après avoir vu Séguéla, je voulais que mon entreprise de dissection de l'objet d'étude "Erreur" s'arrête sur un politique, je n'aurais peut-être pas dû.

L'animal politique est une bête traquée. La peur du mot de trop, de la parole en l'air que retiendra un canard à scandales (pour rester dans le registre animal), le pousse a des réactions étonnantes (j'y reviendrai).

Avez-vous déjà observé un agent immobilier ? Terminé le discours pesant sur la bonne orientation et "cette merveilleuse hauteur sous plafond", il se tait. On passe souvent du moulin à paroles au voeu de silence. L'homme est toujours rassuré par les sujets qu'il maîtrise. Dominique Strauss-Kahn, c'est un peu pareil. Sorti du discours politique galvaudé, la peur de la récupération médiatique le handicape.

Mais l'histoire ne commence pas là.

Je suis anxieuse. Arrivée à l'accueil de l'Assemblée nationale à 10 h 45; trois quarts d'heure plus tard, j'attends toujours.

Je refuse de me décourager. Tandis que je l'attends, je me pose encore de nombreuses questions: un élu du peuple a-t-il droit aux erreurs? Comment les analyse t-il ? Lui qui fut mis en cause dans le cadre de l'instruction sur la MNEF et qui a égaré la cassette Méry.

On finit tout de même par m'inviter à monter: ascenseur de gauche, troisième étage, bureau 6847-6848.

Assis à son bureau, il m'attend. Plutôt chaleureux.

- Bonjour!

Il me fait entrer, marmonne quelques civilités et me fixe. Visiblement, si la langue n'est pas encore de bois, le regard est déjà de braise.

J'attaque:

- Alors, monsieur DSK, pour vous, l'erreur, qu'est-ce que c'est?

Il réfléchit un instant puis, comme un automate, se met en route:

- L'erreur est générale et fréquente. Lorsqu'on dit qu'elle est humaine, cela peut avoir deux sens. Un sens banal: tout homme, toute femme, fait des erreurs... Un sens plus complexe: c'est l'erreur elle-même qui rend humain! Etre faillible prouve que nous ne sommes pas des machines.

Je le regarde droit dans les yeux:

- Si vous êtes si humain que ça, pourquoi avoir choisi la politique où la moindre erreur peut vous être fatale! Où tout n'est que mécanique de guerre?

Posément, il me répond.

- Les gens qui ont réussi leur vie professionnelle sont souvent considérés par les autres comme des machines. On pense que tout leur réussit alors que c'est faux. Et quand enfin ils commettent une bourde, on prend conscience que tout ne leur réussit pas forcément. Paradoxalement, ça rassure, ça humanise. Pour ma part, je n'aime pas cette idée qu'on puisse me prendre pour un automate, c'est vraiment désagréable!

Je glisse sur la remarque (me visait-elle?) et enchaîne: 

- C'est maintenant au professeur que je m'adresse: qu'est-ce qu'une erreur?

Ton docte:

- Une erreur, c'est quelque chose qui n'est pas fait comme ça devrait l'être. Ce qui ne veut pas dire que ce soit mal. Si je tourne à droite au lieu de tourner à gauche, c'est une erreur; or cela n'a pourtant rien de critiquable en soi.

Je souris:

- Vous ne croyez pas que l'exemple est mal choisi?

Il acquiesce.

- Quoi qu'il en soit, cela n'a rien à voir avec une faute. Une faute, c'est quelque chose qui va à l'encontre d'un code personnel que l'on est tous supposés respecter, généralement un code moral.

Tristane Banon harcèle DSK pour un rendez-vous
Dominique Strauss-Kahn est un toxicomane du lieu commun. Je voudrais en savoir plus sur l'homme et tente une intrusion sur un terrain plus personnel.

- Et vous, l'erreur, vous connaissez? La première, vous vous souvenez?

- Ma première erreur dans la vie? Ce sont mille erreurs à la suite!

Jolie répartie. Pirouette d'acrobate. Ça comble le vide, mais pas le creux du contenu. Mais où est le contenu? Les réponses de Strauss-Kahn ne sont plus qu'un contenant. Il tente de jouer de son charme, voudrait que nous jouions à un autre jeu. C'est un enfant: il récite sa leçon, mais pense a la récré.

- Sérieusement.

- Sérieusement , je pense que ma première véritable erreur est de ne pas avoir choisi de faire des études scientifiques, et la dernière d'avoir accepté de répondre à vos questions! Je ne rabâche pas mes erreurs, mais il y a des erreurs qui nous poursuivent longtemps. Les ennuis que j'ai eus sur le plan judiciaire par exemple, étaient dû à une erreur de ma part: des manipulations informatiques erronées. Dans l'affaire de la Mnef, il y a eu des erreurs de date sur des factures parce que je n'avais pas fait assez attention aux détails, etc. Si j'avais regardé précisément ces factures, je n'aurais pas commis ces erreurs. Je n'ai pas vraiment fait attention, je les ai laissées partir avec une date erronée et ça a créé tout un tas de problèmes. Dans l'affaire de la cassette Méry, ma grosse erreur est de n'y avoir même pas prêté attention et, du coup, de l'avoir laissée disparaître sans même savoir de quoi il s'agissait. Je ne l'ai jamais visionnée. Pour autant, je n'ai pas pu m'en débarrasser facilement et passer à autre chose parce que ça a mis du temps à se solder. Le problème, c'est que l'erreur nous poursuit tant que toutes ses conséquences n'ont pas été épuisées. Une fois que les conséquences sont épuisées, le mieux, psychologiquement, est d'évacuer très vite. C'est en tout cas ce que je fais. En revanche, et même avec le recul, je n'ai jamais considéré que ma démission était une erreur. Bien sûr, je n'y étais pas contraint, mais c'était une question d'éthique.

Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn
Belle compilation de déclarations télévisées sans intérêt. Sans blague, du par coeur!

C'est qu'il veut que ça aille vite, l'ogre, il veut dévorer sa proie.

L'atmosphère devient pesante. Il enchaîne...

- A posteriori, toutes les erreurs que j'ai commises dans ma vie auraient pu être évitées. Pourtant, on fait généralement des erreurs parce qu'on a accepté, à un moment ou à un autre, de prendre des risques; et ça, c'est une bonne chose. Le tout est d'obtenir en fin de parcours un bon bilan entre la somme des réussites et la somme des erreurs. La plupart de mes réussites viennent de ce que j'ai pris des risques. Lorsqu'on est un personnage médiatique, on a souvent un ego solide; alors, soit on fonce sans trop calculer parce qu'on croit en soi, soit on calcule tout avec une prudence de sioux, ceinture de bretelles... ce qui n'empêche pas de faire autant d'erreurs que les autres! Ça dépend des tempéraments.

Mon ogre voit flou, c'est confus. Sympathique, charmant bien sûr, mais pas bien clair. Il ne voit plus que son objectif, oublie la question. Il fait sans conteste partie de la catégorie des fonceurs: droit sur l'objectif!

- Quand je fais une erreur, le regard que les autres portent dessus n'est pas prépondérant; le seul juge en la matière, c'est moi! C'est un peu sec et brutal de l'exprimer comme cela, mais c'est généralement mon seul jugement qui décide si j'ai commis une erreur ou non. D'abord, parce qu'il y a des actes que j'ai pu commettre en les considérant comme des erreurs et dont les autres ignorent tout. Ils ne risquent donc pas de considérer quoi que ce soit! Mais il arrive aussi que je considère comme des erreurs certains passages de ma vie que d'autres ne jugent pas comme tel. Lors d'émissions de télévision, par exemple: souvent mon entourage trouve que j'ai été bon à tel moment tandis que je me suis trouvé mauvais. En janvier dernier, lors de l'émission "100 minutes pour convaincre" sur France 2, je me suis trouvé trop tendu, il y avait des arguments que j'avais préparés que je n'ai pas eu le temps d'utiliser, ou qui ne me sont pas venus à l'esprit quand il l'aurait fallu. Or les retours de ma prestation ont été plutôt bons. Mais il m'arrive aussi tous les jours d'avoir l'impression d'avoir fait les choses bien et que les autres considèrent que j'ai commis une erreur! Dans ces cas-là, je ne me cherche pas vraiment d'excuses.

Fin de la première partie. Notre rencontre s'est achevée ainsi. II m'a raccompagnée à l'entrée de l'Assemblée nationale, puis il m'a demandé:

- Quand vous reverrai-je? J'ai balbutié trois banalités. Les femmes, lorsqu'elles sont à court d'arguments, sont assez pauvres en réponses percutantes.

Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn

Il m'a rappelée une semaine plus tard. J'avais encore des questions à lui poser. La date fut fixée pour le lendemain... Le lieu aussi: un appartement du VIIe arrondissement. Un appartement à peine meublé, sans vie, sans âme...

- Revenons à vos erreurs... La plus grande?

- Ma plus grande erreur, et qui m'a valu mes ennuis judiciaires, est d'avoir été trop confiant dans le fait que la bonne foi suffisait et que, dès lors qu'il n'y avait pas faute, l'erreur n'était pas grave. Si c'était à refaire, c'est sans doute une erreur dont je m'abstiendrais. Mais dorénavant, je suis averti: mon erreur n'a donc pas été totalement négative, j'ai appris qu'il faut faire attention à un certain nombre de choses qui paraissent mineures et qui, de fait, sont sans importance à l'arrivée, mais qui peuvent créer des perturbations majeures.

J'aurais pu faire la réponse moi-même. Je garde espoir: peut-être va-t-il m'épater par sa répartie politique...? Je tente:

- La plus grosse erreur de la gauche française, ces dernières années? 

- Ne pas oser être elle-même. Etre trop sous la pression de l'extrême gauche et du parti communiste. Ne pas oser affirmer clairement ce qu'elle pense. Quant à ce qu'elle pense, ça, ça mériterait un programme !

Tristane Banon attend Dominique Strauss-Kahn à son retour
Son regard est insistant. Je suis mal à l'aise. Une dernière question et j'en aurai terminé.

- L'expérience protège-t-elle?

- Contrairement à une idée reçue, je ne pense pas que l'on commette de moins en moins d'erreurs avec l'expérience; on en fait juste d'autres, des nouvelles. Le plus critiquable serait de refaire toujours les mêmes erreurs. De ne plus en faire, cela me paraît difficile!. J'avoue qu'il m'est arrivé de réitérer, parfois même de dissimuler mes erreurs; pour autant, je n'ai jamais regretté le contexte qui a pu m'amener à faire une erreur. L'erreur elle-même, oui... mieux aurait-il valu ne pas la faire!

Je me dis qu'il aurait mieux valu ne pas venir, effectivement. Comment m'en sortir? Il me propose un café, de se revoir. Moi, tout ce que je veux, c'est m'en aller. Je finirai par y arriver... une demi-heure plus tard, moyennant une promesse de retour que je ne tiendrai pas. Je m'en sors plutôt bien... Les erreurs ne sont pas irrémédiables !

Quand Tristane Banon cherchait des Hommes... des vrais !

Tristane Banon: Les hommes n'existent plus !
A 31 ans, l'écrivain Tristane Banon regarde les hommes se "féminiser" ...et pour DSK !?

Publié le 7 mars 2011 sur Atlantico
J’ai 31 ans et je suis célibataire. Pas que je ne trouve pas d’homme à qui je convienne, ou plutôt si, car les hommes n’existent plus. J’ai 31 ans et mon ex faisait un régime macrobiotique, le précédent m’expliquait que les lingettes imprégnées de Monsieur Propre étaient une aberration écologique et qu’il convenait de récurer l’évier avec une éponge et du Cif, celui d’avant encore avait décidé de troquer sa pause déjeuner contre une séance de fitness à la salle de sport.

Portrait de l'homme des années 2000

Lorsque je promène mon braque au bois de Boulogne, des pères célibataires, bébés-poussette au bout des bras, m’expliquent l’inconvénient de la couche Pampers sur les fesses irritables du petit schtroumpf de onze mois. Ils continuent sur le bilan carbone de la chose à scratch et concluent sur leur probable retour imminent à la bonne vieille version tissu lavable de la chose. « Oui, peut-être, je ne sais pas, je n’ai pas d’avis sur la question », c’est tout ce que je sais répondre.
Au restaurant, rares sont ceux qui assument l’entrée-plat-dessert mauvais pour la ligne, car quand ils ne sont pas complètement à la diète,  ils se « surveillent ». L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même…L’homme des années 2000 est toutes les femmes, dans ce qu’elles ont de pire !

Tanguy et la vie dure

Les familles pullulent de « Tanguy » qui squattent chez papa-maman avant de migrer directement chez mademoiselle, qu’il transformeront en Madame sans nécessairement trouver bon d’apprendre à gagner leur vie entre-temps, après tout « ma femme a une bonne situation, et il faut bien quelqu’un pour garder les enfants ». Pourquoi personne n’est-il surpris que les « Tanguettes » n’aient pas fait leur apparition dans le langage courant au même titre que leur homologue masculin ? Parce que l’homme est aussi une femme entretenue quand la femme a gagné son indépendance en réclamant le droit au travail. La dernière fois qu’un homme m’a accosté vulgairement et sans finesse dans la rue, le garçon qui m’accompagnait n’a pas bronché, « la violence ne sert à rien » m’a-t-il dit. Mon chien, lui, a montré les crocs. J’ai failli demander mon chien en mariage !

Où sont les hommes ?

Avant, c’était dans un autre siècle, une autre civilisation, c’était avant mai 68 et la libéralisation de la femme, en ce temps reculé, les hommes protégeaient les femmes qui acceptaient, en échange, un rôle bien à elle. Est-ce revenir au machisme et au sexisme d’antan d’avouer que les hommes relativisent beaucoup plus les problèmes d’argent quand les femmes gèrent plus aisément l’intendance du quotidien ? Bien sûr, des choses devaient changer, et tant mieux qu’elles l’aient fait. Bien sûr, ces mesdemoiselles devaient s’imposer dans les milieux professionnels, politiques, sportifs. Bien sûr tout ça. Mais quand je vois que la femme gagne toujours, à poste égal, un salaire bien inférieur à monsieur qui ne prend même plus la peine de l’inviter au restaurant pour la draguer car ça serait une sorte de machisme, « nous sommes égaux, payons à deux » ; quand je vois ça, je ne suis pas certaine que nous ayons gagné au change.
Mesdames, poussons le vice jusqu’au bout : pour 2011 c’est trop tard, mais pour 2012 soyons reconnaissantes pour toutes ces femmes à barbe et instaurons la journée de l’homme !

Qui êtes-vous Tristane Banon ?



Tristane Banon naît le 13 juin 1979 à Neuilly sur Seine, fruit d’un père déficient, et d’une mère qui l’a eu tard, gère une activité de chef d’entreprise peu commune pour sa génération et une vie mondaine plus que remplie. Tristane pousse comme de la mauvaise herbe, avec la force vitale de ceux qui veulent rendre la vie belle tant on veut la leur pourrir… L’esprit de contradiction… Déjà ! 
De cette enfance quelque peu chaotique, elle tirera son premier roman « J’ai oublié de la tuer », sorti en septembre 2004 aux éditions Anne Carrière (édition Le livre de poche n° 30743). 
Avant ça, il y a eu un Baccalauréat section ES (Économique et social) obtenu avec mention en 1997. Et puis encore l’ESJ (École Supérieure de Journalisme) où elle obtient son diplôme en même temps qu’un Deug de Droit à l’Université parisienne d’Assas. Tout va très vite pour la jeune journaliste qui rêve déjà, depuis une rédaction de français remarquée par sa professeur de lettres à 14 ans, de devenir romancière.
Et si tout va très vite, c’est essentiellement faute de temps… Tristane court les petits boulots de pigiste, présente un journal télévisé sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, se frotte au journalisme sportif pour finir chez Paris-Match au service Politique puis Culturel et au Figaro
Alors arrive un premier livre, un essai, il s’agit de « Erreurs avouées…(au masculin) » paru en novembre 2002 chez Anne Carrière. Dans ce livre, Tristane part en quête des confessions d’une dizaine de personnalités masculines connues et reconnues du grand public, des « réussites » comme on dit, pour leur arracher l’aveu de leurs erreurs. La preuve, selon elle, que la bourde peut être salvatrice, parfois.
les larmes de Tristane Banon
Par la suite, Tristane participe au deuxième opus de la revue « Bordel », publié aux éditions Flammarion en 2003. Pour ce recueil de nouvelles de jeunes auteurs entraînés par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million, elle propose un texte original, « Noir délire ». « Noir délire » est une vision romanesque du tragique fait divers qui fait les choux gras de la presse à ce moment-là : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. 
Puis c’est le premier roman, en 2004. L’accueil est bon, tant du public que de la presse et des médias en général. 
Marraine de l’UNICEF, Tristane va prendre la tête d’un recueil de nouvelles «Fais-moi ta déclaration » publié aux éditions Bélém Éditions et traduit en espagnol aux seuls bénéfices de l’ONG (Organisme Non Gouvernementale). Pour cet ouvrage, Tristane invite dix auteurs amis à écrire une histoire illustrant, chacune, l’un des dix droits fondamentaux de l’enfant. Patrick Poivre d’Arvor en écrit la préface. Nous sommes en novembre 2005. 
Le deuxième roman de Tristane, « Trapéziste », paraît aux éditions Anne Carrière en septembre 2006. Durant les mois d’avril, mai et juin 2007, Tristane s’essaie à la chronique sportive en intégrant l’équipe d’Eugène Saccomano pour l’émission « On refait le match » diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL
Curriculum vitae
Tristane Banon est la fille d'Anne Mansouret, vice-présidente socialiste du conseil général de l’Eure et de l'ancien conseiller économique et financier de Yasser ArafatGabriel Banon1.
Diplômée de l'École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) en 2000, Tristane Banon commence sa carrière professionnelle comme pigiste, notamment dans la presse écrite sportive, puis auprès du magazine Paris Match (au service politique, puis culturel) et du journal Le Figaro.
En novembre 2003, elle publie son premier essai, Erreurs avouées… (au masculin), paru chez Anne Carrière2. Cet essai recueille les confessions des erreurs commises par une dizaine de personnalités masculines, parmi lesquels Jacques Séguéla, Michel Field, Philippe Gildas, Christian Lacroix, Philippe Sollers, Bernard Werber, Enki Bilal, Calogero et Frédéric Beigbeder.
Cette même année, Tristane Banon écrit une nouvelle, intitulée « Noir délire », vision romanesque inspiré d'un tragique fait divers : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Son texte est publié aux éditions Flammarion, dans la deuxième édition de la revue littéraire Bordel, un recueil de jeunes auteurs dirigés par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million.
En septembre 2004, Tristane Banon publie son premier roman, J'ai oublié de la tuer, aux éditions Anne Carrière. La romancière y aborde le sujet de l'enfance maltraitée au travers du personnage de Flore, une jeune fille régulièrement battue par sa nourrice alcoolique et violente, en l'absence de sa mère3,4. Ce livre est sélectionné au festival de Chambéry 2005 du premier roman5.
En novembre 2005, elle participe à l'édition d'un recueil de nouvelles aux bénéfices de l’Unicef, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant publié aux éditions Belem. Pour cet ouvrage, dix auteurs écrivent une histoire illustrant chacune, l’un des dix Droits de l'enfant. Patrick Poivre d’Arvor en a écrit la préface6.
En septembre 2006, elle publie son deuxième roman, Trapéziste, aux éditions Anne Carrière.
D'avril à juin 2007, parallèlement à sa carrière d'écrivain, Tristane Banon s'essaie à la chronique sportive en intégrant l'équipe d'Eugène Saccomano pour l'émission On refait le match diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL7.
En 2008, sort son troisième roman Daddy Frénésie aux éditions Plon. Pendant le 15e anniversaire de Disneyland Resort Paris, elle est engagée comme journaliste pour le blog des 15 ans8 (11 février 2007 – 5 janvier 2009). En 2009, Tristane Banon signe la préface du roman Elle ne rentre pas ce soir... de Sonia Vandoux, roman dramatique sur le thème de la violence routièreNote 1.
Un temps directrice de collection au Cherche midi éditeur, avec lequel elle est actuellement en procès9, Tristane Banon est depuis 2011 journaliste-éditorialiste pour le site Internet Atlantico. À l'occasion de la journée de la femme en mars 2011, elle dresse ainsi un portrait des hommes des années 2000 et constate que nombre d'entre eux calquent leur comportement sur un modèle traditionnellement féminin, et propose la création de la « journée de l'homme10 ».



Accusations à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn
Le 5 février 2007, au cours de l'émission de Thierry Ardisson 93, faubourg Saint-Honoré11, Tristane Banon raconte comment Dominique Strauss-Kahn aurait tenté de la violer au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait, Erreurs avouées… (au masculin), paru en novembre 200312,13.
Évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire Sexus Politicus, paru en 200611,14, l'affaire fait également l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, biographie autorisée de l'homme politique11,15,16. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon a contesté la version que celui-ci donne de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn17.
Le 15 mai 2011, ce témoignage revient au premier plan alors que Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon, affirme le même jour avoir été à l'époque au courant de cette tentative de viol ; elle dit regretter d'avoir découragé sa fille de porter plainte et témoigne également de conséquences psychiques pour cette dernière et de difficultés qu'elle aurait subies dans sa carrière professionnelle par la suite en raison de cette affaire concernant une « personne éminente13,18,19 ».
Si le 16 mai, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, déclare qu'elle envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn20,21, il annonce le 20 mai qu'elle ne portera pas plainte dans l'immédiat et que tous deux ne souhaitent pas être « instrumentalisés » par la justice américaine : « Il est absolument hors de question, dans le dossier de Tristane Banon, qu'un mouvement de notre part ait pour conséquence une condamnation de Dominique Strauss-Kahn aux États-Unis22,23,24. ».
Le 4 juillet 2011, Tristane Banon et son avocat David Koubbi annoncent qu'elle porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol25,26. Le même jour, les avocats français de ce dernier annoncent que leur client porte plainte pour dénonciation calomnieuse27.


Notes et références
Références
  1. « L'affaire DSK déboussole les éditeurs »,Le Buzz politique, 1er juin 2011.
  2. « L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même… », dans Tristane Banon, « Les hommes n'existent plus », Atlantico, 7 mars 2011.
  3. « Tristane Banon, dix ans entre scandale et silence. “L’autre” affaire DSK », Arrêt sur images, 19 mai 2011.
  4. « Témoignage exclusif : la troisième affaire Strauss-Kahn », agoravox.fr, 22 octobre 2008.
  5. « VIDEO. DSK : un précédent troublant », Le Parisien, 15 mai 2011.
  6. Raphaël Stainville, « DSK avait un besoin effréné et systématique de séduire », Le Figaro, 24 mai 2011.
  7. Éric Verhaeghe, « Le roman vrai de DSK qui tombe à pic », Atlantico, 5 juin 2011 ; modifié le 8 juin 2011.
  8. « Extraits du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, par Michel Taubmann », L'Express, 30 juin 2011.
  9. Laurence De Charette, « À Paris, Tristane Banon étudie encore sa stratégie », Le Figaro, 19 mai 2011.
  10. « Les deux précédentes affaires sexuelles qui gênent DSK », lefigaro.fr, 15 mai 2011.
  11. Baptiste Laureau, « Exclusif : “Je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK” », Paris-Normandie.fr, 15 mai 2011.
  12. « Une écrivaine qui dit avoir été agressée par DSK envisage une plainte », AFP et lepoint.fr, 16 mai 2011.
  13. Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse, « Possible autre plainte en France contre Dominique Strauss-Kahn », lepoint.fr avec Reuters, 16 mai 2011.
  14. Flore Galaud, « DSK : Tristane Banon ne porte pas plainte pour l'instant », lefigaro.fr, 20 mai 2011.
  15. Patricia Tourancheau, « Tristane Banon refuse toujours de porter plainte », Libération, 21 mai 2011.
  16. Marie-France Etchegoin, « DSK : pourquoi Tristane Banon n'a-t-elle toujours pas porté plainte ? », nouvelobs.com, 27 mai 2011.
  17. « Tristane Banon annonce qu'elle porte plainte contre DSK pour tentative de viol », L'Express, 4 juillet 2011.
  18. « Tristane Banon : “Voir DSK libéré dîner au restaurant me rend malade” »L'Express, 4 juillet 2011.
  19. « DSK va porter plainte pour dénonciation calomnieuse », Le Point, 4 juillet 2011.

Abandon des charges contre DSK... Tristane Banon en embuscade !

« Pop the champagne, DSK! »

Le procureur de New York s'apprête à abandonner les poursuites contre Dominique Strauss-Kahn en raison des doutes qui pèsent sur la crédibilité de son accusatrice, écrit mardi le New York Post.

"Débouche le champagne, DSK", ironise le quotidien américain, qui ajoute que Cyrus Vance Jr pourrait prendre sa décision avant la prochaine audience fixée au 18 juillet.

Le New York Post cite un "enquêteur haut placé" qui parle de "certitude" sur la décision du procureur de New York. 

"Nous savons tous que ce dossier ne tient pas"

Le procureur a reconnu vendredi dernier que la crédibilité de la femme de chambre du Sofitel de New York qui accuse l'ancien directeur général du Fonds monétaire international de tentative de viol était affaiblie par ses mensonges.

"Il est impossible de croire la moindre chose qui sort de sa bouche, ce qui est dommage, parce que nous pourrions ne jamais savoir ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel", a déclaré l'enquêteur cité par le New York Post.

Un tribunal de Manhattan avait déjà pris acte vendredi dernier des doutes sur la femme de ménage et accepté de libérer Dominique Strauss-Kahn sur parole.

Tristane Banon : le coup de grâce ou le coup de crasse ?

A Paris, Tristane Banon, une Française de 32 ans qui se dit aussi victime d'une tentative de viol de la part de Dominique Strauss-Kahn, des faits qui remonteraient à 2003, devait déposer plainte mardi contre l'ancien ministre socialiste, selon son avocat, David Koubbi.

Une tentative de viol est passible de la cour d'assises et le maximum de la peine est de 15 ans de réclusion criminelle. La peine peut être supérieure en cas de circonstances aggravantes.

Dominique Strauss-Kahn a aussitôt contre-attaqué en chargeant lundi ses avocats de porter plainte pour dénonciation calomnieuse, a déclaré l'un de ses défenseurs, Me Henri Leclerc.

François Patriat : "Je sens une belle manipulation très politique"

Le sénateur PS François Patriat a déclaré mardi à propos de la plainte de la journaliste et auteure Tristane Banon qu'il sentait "une belle manipulation (...) très politique". "Je sens encore une belle manipulation et celle-là, je la vois très politique en France, on voit bien où est le site internet Atlantico, avec qui elle travaille, avec quel avocat elle travaille, tout cela est de notoriété publique", a déclaré à la presse le président de la région Bourgogne dans les couloirs du Sénat.

lundi 4 juillet 2011

Fox News annonce la mort d'Obama sur Twitter

Un des comptes Twitter de la chaîne d’information américaine Fox News,@foxnewspoliticsa été victime d'un piratage lundi 4 juillet, jour de la fête nationale américaine.
Plusieurs messages sur ce compte annexe consacré à la politique de la chaîne appartenant à Rupert Murdoch font état de la mort du président américain Barack Obama, et étaient encore en ligne quatre heures après leur publication.
Le compte politique de Fox News comporte l’icône «Compte certifié», ce qui signifie qu’il est bien alimenté par la chaîne américaine en temps normal, et est suivi par plus de 33.000 abonnés. Le premier messageintriguant date de 8h heure française, et explique:
«Nous venons de récupérer l’accès complet à notre Twitter et email. Joyeux 4 juillet.»
Puis quelques minutes plus tard, le premier message parlant de la mort d’Obama:
«@BarackObama vient de mourir. Le Président est mort. Un triste 4 juillet, vraiment. Le Président Barack Obama est mort»
D’autres messages similaires ont été publiés dans la foulée sur le compte, faisant notamment état de deux coups de feu tirés alors qu’Obama mangeait dans un restaurant de l’Etat de l’Iowa, ousouhaitant bonne chance au vice-président Joe Biden, qui est censé remplacer le président en cas de décès de celui-ci.

Le message «H4CK3D BY TH3 5CR1PT K1DD3S» a été momentanément publié sous le logo de Fow News sur le compte Twitter, une allusion à «script kiddie», un terme péjoratif qui désigne des apprentis piratesselon le site 20minutes.fr. Dans une interview au magazine en ligne Think, un membre de Script Kiddies revendique le piratage et se décrit comme un ancien membre d’Anonymous, un autre groupe de hackers.

Fox News est la chaîne d’information la plus regardée des Etats-Unis, et ses programmes phares réunissent autour de deux millions de téléspectateurs, loin devant les concurrents que sont MSNBC et CNN,rapporte la BBC. On ne sait pas encore pourquoi le compte a été attaqué, mais l’orientation conservatrice du groupe Fox News l’a rendu impopulaire chez une partie de la population américaine. La Maison Blanche s'en était même pris à la chaîne en 2009 pour son traitement partial de l'actualité et son opposition permanente à Obama.

L’incident du compte Twitter n’est pas sans rappeler les nombreux lapsus qui avaient suivi la mort d’Oussama ben Laden le 2 mai dans les médias. Fox News avait ainsi fait état de la mort de «Obama ben Laden».

SCOOP : le dealer que Nafissatou Diallo a joint au téléphone était son mari !

Nafissatou Diallo, une femme de ménage dans de sales draps...
Nafissatou Diallo - Après LE PERV, voici THE MENTEUSE

Deux jours après la libération sur parole de Dominique Strauss-Kahn, les révélations sur la personnalité de Nafissatou Diallo, l'accusatrice de DSK, s'enchaînent dans les médias. Aussi rapidement qu'ils avaient condamnés DSK, plusieurs journaux américains tirent dorénavant à boulets rouges sur la femme de chambre de 32 ans, dont la loi américaine interdit de révéler l'identité. Pour autant, l'enquête De son côté, l'ancien directeur général du FMI occupait toujours dimanche la maison du sud de Manhattan dans laquelle il a été confinée pendant six semaines jusqu'à ce qu'un juge new-yorkais lui rende sa liberté de mouvement aux Etats-Unis vendredi.

En France, la thèse du complot resurgit, notamment avec un député strauss-khanien qui évoque désormais de mystérieuses «connexions» entre le Sofitel et des «officines» à Paris. Et sur le plan politique, la question du report des primaires du Parti socialiste pour la présidentielle est ouverte, alors qu'un sondage exclusif Harris Interactive pour « Le Parisien »- « Aujourd’hui en France » montre que les Français sont partagés sur un retour de DSK sur le devant de la scène politique française. 

Le détenu que Nafissatou a joint au téléphone était... son mari.
Présenté d'abord comme une connaissance, puis comme son petit ami, le détenu avec qui Nafissatou Diallo a eu une conversation téléphonique, au lendemain de ses accusations de viol à l'encontre de DSK, était en fait son mari. La femme de chambre guinéenne de 32 ans aurait rencontré ce Gambien dans le Bronx, confirme au «Parisien» une source proche de la mosquée où se rendait Nafissatou.Selon les infomations du «Journal du Dimanche»,


 elle se serait mariée religieusement il y a un an avec ce dealer. Impliqué dans un trafic de drogue, c'est lui qui aurait profité de la naïveté de Nafissatou, assurent certains membres de la communauté guinéenne. Jusqu'à présent, on savait qu'elle avait été mariée une fois en Guinée, pays qu'elle avait quitté à la mort de ce premier mari.

Dans cette affaire, la donne a changé depuis que le procureur Cyrus Vance a révélé les mensonges de la femme de chambre sur son passé mais aussi ce qu'i s'était passé après son agression présumée. Elle a menti pour obtenir l'asile aux Etats-Unis en 2004, a-t-il écrit jeudi dans une lettre aux avocats de la défense. Elle a également menti sur ce qui s'est passé après l'agression présumée dans la suite 2806 du Sofitel de New York. Nafissatou Diallo avait raconté qu'elle avait attendu dans le couloir que DSK quitte la suite et avait immédiatement rapporté les faits présumés. Elle a depuis admis qu'«elle avait nettoyé une autre chambre et était retournée dans la suite 2806 et avait commencé à la nettoyer avant qu'elle ne rapporte l'incident à son superviseur», écrit M. Vance. Elle a également fait une fausse déclaration d'un second enfant à charge pour frauder les services fiscaux, selon le procureur.

Les avocats de DSK nient toute relation tarifée

Citant une source non-identifiée proche de la défense de DSK, le tabloïd New York Post affirme que Nafissatou Diallo se prostituait régulièrement et que Dominique Strauss-Kahn aurait refusé de la payer après leur relation sexuelle. Elle était «bien au courant de son statut de VIP» et comptait bien en tirer profit, selon le tabloïd, qui n'avait pas eu de mots assez durs pour attaquer DSK au début de l'affaire. Une affirmation fermement démentie par les avocats américains de Strauss-Kahn. «Il n'y a pas eu de dispute entre les parties parce qu'il n'a pas été question d'argent», déclarent-ils dans un communiqué.